Vive le vent…

C’est bientôt Noël.
Le sapin trône dans le salon. C’est l’hystérie dans les magasins.

Au bureau, le service com’ s’arrache les cheveux avec les listings de vœux qui ne sont jamais à jour.
Les RH, elles, affrontent le dilemme annuel du cadeau aux salariés.

Côté cadeaux, deux camps s’affrontent tous les ans.

D’un côté, les tenants du chèque-cadeau.
Le chèque-cadeau est pratique. Le chèque-cadeau est facile. Le chèque-cadeau fait taire les éternels insatisfaits, ceux qui ne se privent jamais de faire une remarque acide au collègue qui s’est usé à trouver une idée de cadeau « fédératrice ».
Par contre, il faut bien le dire, le chèque-cadeau n’a aucun charme.

De l’autre côté, les traditionalistes: les tenants du vrai cadeau, du plaisir d’offrir.
Mission périlleuse s’il en est de trouver un cadeau qui puisse faire plaisir à la majorité – je dis bien la majorité, car l’unanimité n’existe pas en la matière.
Deux extrêmes :
– la première option, désastreuse : le recyclage d’objet publicitaires non écoulés. Ou comment refourguer ses vieilleries aux salariés sans débourser un kopek. Très « esprit de Noël ».
– la seconde option, majoritaire : le panier garni. Globalement, à défaut d’originalité on est sûr qu’au mois tout le monde mange.

Quelle solution retenir, alors?
Je n’en ai aucune idée.

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Post de secours : la gestion des priorités.

Est-ce que vous vous reconnaissez dans un des symptômes suivants ?

–          J’ai plus de 20 mails non lus en attente.
–          Il n’y a pas assez d’heures dans une journée de travail.
–          Je n’arrête pas et malgré ça j’ai trois dossiers à des degrés divers de retard

Si vous avez répondu oui au moins deux fois, je dis : attention, ce post vous concerne.

Quelles solutions ?
–          1 : gagner au loto, quitter son job et partir vivre sur une île. Efficace mais aléatoire. Et puis on finirait par s’ennuyer.
–          Ou 2 : soigner sa gestion des priorités.

La question de fond est : savez-vous distinguer l’urgent de l’important ?

La majorité d’entre nous fait face tous les jours à deux plaies d’Egypte que la Bible a omis de mentionner :
–          L’accumulation des demandes urgentes.
–          Le raz-de-marée d’informations
Conséquence : sollicité en permanence, vous travaillez dans l’urgence, en négligeant de prioriser vos tâches. Tout ce qui est non urgent est repoussé. Problème : les dossiers importants sont dans ce cas.

Alors certes, vous n’êtes pas Moise, vous ne savez pas ouvrir la Mer Rouge pour noyer tous les fâcheux – ce qui serait tentant, avouez.
Mais rien n’est perdu : vous savez  faire un tableau. Ca s’appelle la Matrice de Eisenhower. Quatre cases, avec en légendes d’un côté Urgent / Non urgent, et au-dessus Important / Non important.
Ensuite on remplit les cases avec les tâches à classer dans :
–          Urgent et Important
–          Non urgent et Important
–          Urgent – non important
–          Non urgent – Non important

C’est tout simple et ça permet de visualiser ses priorités.
Et parce qu’un bon dessin vaut mieux qu’une longue explication, mention spéciale à celui-ci, beaucoup plus parlant et moins austère que ce qui se fait en la matière habituellement.


A vos tableaux !

Le Petit Précis vampirisé

Pourquoi si peu de posts récemment, me direz-vous?

Votre serviteur mène en ce moment 3 projets extrêmement chronophages, qui l’ont contraint à mettre le Petit Précis en sommeil pour quelques temps. Point de défaitisme cependant, nous serons de retour prochainement –  avec, pourquoi pas, un post sur la gestion des priorités, vraiment au hasard.

Pour le reste, quid de ces 3 projets? Diable, peut-être en entendrez-vous parler dans ces colonnes prochainement. Le suspense est insoutenable.

La minute du Professeur Frèrejacques : le cycle de vie des produits ou l’alchimie corporate.

Bonjour à vous, amis curieux.
Aujourd’hui, la minute du Professeur Frèrejacques verse dans l’ésotérisme et vous concocte un élixir d’Immortalité pour entreprise, à base de cycle de vie des produits.
Mais de quoi parlez-vous, Professeur Frèrejacques ?

Question : quel est le point commun entre le produit que vous vendez, vous, moi, une petite fleur et les étoiles de la galaxie ?
Réponse : nous avons tous un cycle de vie, qui suit les même sempiternelles étapes :
–          Naissance
–          Développement / croissance
–          Maturité
–          Déclin / mort
Joyeux, isn’t it ?

Appliqué à soi même, on voit assez bien ce que ça donne. Appliquons maintenant ce cycle à ce  que vous avez à vendre.

Naissance / lancement, puis  développement: vous lancez un produit, ou vous entrez sur un nouveau marché. Au début, ce segment d’activité n’ atteint pas son seuil de rentabilité. Pendant cette phase, vous financez son développement avec d’autres produits qui sont eux, déjà rentables.

Maturité : le produit est rodé et rentable, c’est le moment où l’entreprise gagne le plus d’argent. Deux attitudes possibles : continuer tel que sans bouger, ou investir en parallèle dans un nouveau produit à développer  – qui va donc vous coûter de l’argent, comme vu ci-dessus.

Déclin : inévitablement, un jour, le produit sera concurrencé, dépassé, ou passé de mode. La courbe de rentabilité s’infléchira. Mieux vaut alors avoir profité de la période de maturité pour développer des activités relais, parce que sinon l’étape suivante c’est la mort.

Reste la question de la durée des phases – variable selon les domaines d’activités – mais la Loi est la même pour tous.
Je me résume : vous, moi, la petite fleur et les étoiles de la galaxie sommes mortels, le produit que vous vendez aussi ; mais l’entreprise, si elle sait se diversifier, pas forcément. Rassurant ou déprimant ?

Merci qui ? Merci Professeur Frèrejacques.

Les chroniques d’un été au bureau, suite : seuls au monde.

Expérience vécue.
C’est la fin du mois de juillet et vous êtes au bureau, seul à votre étage.
Le téléphone demeure obstinément muet.
Le bruit de vos pas résonne dans les couloirs vides.

Un mail urgent à envoyer ? Réponse automatique d’absence.
Un règlement client en retard ? Comptable en congés, rappelez ultérieurement.
Un problème d’approvisionnement ?  Fournisseur fermé pour le mois, merci de laisser un message.
Une panne de clim’ ? Maintenance fermée, merci de transpirer en silence.

Vous êtes seul au monde.
L’été au bureau, vous êtes le Robinson Crusoé des temps modernes.

Les Chroniques d’un Eté au Bureau.

C’est l’été.

L’été divise l’Humanité en deux camps bien distincts : ceux qui partent hors des vacances scolaires et ceux qui ont des enfants.
Pendant que cette dernière catégorie se presse sur la route des vacances, les premiers, eux, vivent une période hors du temps : l’été au bureau.

L’été au bureau, c’est l’arrivée des stagiaires vacances qui refleurissent chaque année dès la fin du joli mois de juin à l’accueil de MyCorp.
C’est le début des torticolis des techniciens informatique et maintenance qui ont soudainement fort à faire au niveau du standard. Le tout sous l’œil agacé et faussement compatissant de la gent féminine permanente du bureau, qui ne tardera pas à vouer la stagiaire aux gémonies dans une unanimité qui fera plaisir à voir tant elle est rare le reste de l’année.

L’été au bureau, c’est une période de calme où le téléphone se tait miraculeusement pendant presque un mois entier, comme si lui aussi avait besoin de se reposer un peu après toute une année de service.
C’est le moment où on se dit qu’on va pouvoir profiter de son temps pour faire du classement, du rangement, tout ce qu’on n’a jamais le temps de faire d’habitude.
Mais ce qu’on ne fera encore pas cette année, parce que l’été au bureau, les collègues sont en vacances et qu’il faut bien assurer leur poste en plus du nôtre, alors on n’a le temps de rien.
Surtout que la stagiaire, hein, elle ne se foule pas celle-là. Quand il s’agit de discuter et de faire la belle, là, il y a du monde, mais sinon…

Et voilà. Une belle unanimité. Je vous l’avais bien dit…

Mais où est passé le Petit Précis?

En vacances bien sûr !

Reprise des hostilités dès son retour.


Le Petit précis de guérilla d’entreprise, c’est quoi?

C'est la vie en entreprise, ses anecdotes, ses crises, ses chausse-trapes. Avec une pincée de fond pour lier le tout.

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