Archive for the 'Soyons légers' Category

Vive le vent…

C’est bientôt Noël.
Le sapin trône dans le salon. C’est l’hystérie dans les magasins.

Au bureau, le service com’ s’arrache les cheveux avec les listings de vœux qui ne sont jamais à jour.
Les RH, elles, affrontent le dilemme annuel du cadeau aux salariés.

Côté cadeaux, deux camps s’affrontent tous les ans.

D’un côté, les tenants du chèque-cadeau.
Le chèque-cadeau est pratique. Le chèque-cadeau est facile. Le chèque-cadeau fait taire les éternels insatisfaits, ceux qui ne se privent jamais de faire une remarque acide au collègue qui s’est usé à trouver une idée de cadeau « fédératrice ».
Par contre, il faut bien le dire, le chèque-cadeau n’a aucun charme.

De l’autre côté, les traditionalistes: les tenants du vrai cadeau, du plaisir d’offrir.
Mission périlleuse s’il en est de trouver un cadeau qui puisse faire plaisir à la majorité – je dis bien la majorité, car l’unanimité n’existe pas en la matière.
Deux extrêmes :
– la première option, désastreuse : le recyclage d’objet publicitaires non écoulés. Ou comment refourguer ses vieilleries aux salariés sans débourser un kopek. Très « esprit de Noël ».
– la seconde option, majoritaire : le panier garni. Globalement, à défaut d’originalité on est sûr qu’au mois tout le monde mange.

Quelle solution retenir, alors?
Je n’en ai aucune idée.

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Le Petit Précis vampirisé

Pourquoi si peu de posts récemment, me direz-vous?

Votre serviteur mène en ce moment 3 projets extrêmement chronophages, qui l’ont contraint à mettre le Petit Précis en sommeil pour quelques temps. Point de défaitisme cependant, nous serons de retour prochainement –  avec, pourquoi pas, un post sur la gestion des priorités, vraiment au hasard.

Pour le reste, quid de ces 3 projets? Diable, peut-être en entendrez-vous parler dans ces colonnes prochainement. Le suspense est insoutenable.

Les chroniques d’un été au bureau, suite : seuls au monde.

Expérience vécue.
C’est la fin du mois de juillet et vous êtes au bureau, seul à votre étage.
Le téléphone demeure obstinément muet.
Le bruit de vos pas résonne dans les couloirs vides.

Un mail urgent à envoyer ? Réponse automatique d’absence.
Un règlement client en retard ? Comptable en congés, rappelez ultérieurement.
Un problème d’approvisionnement ?  Fournisseur fermé pour le mois, merci de laisser un message.
Une panne de clim’ ? Maintenance fermée, merci de transpirer en silence.

Vous êtes seul au monde.
L’été au bureau, vous êtes le Robinson Crusoé des temps modernes.

Les Chroniques d’un Eté au Bureau.

C’est l’été.

L’été divise l’Humanité en deux camps bien distincts : ceux qui partent hors des vacances scolaires et ceux qui ont des enfants.
Pendant que cette dernière catégorie se presse sur la route des vacances, les premiers, eux, vivent une période hors du temps : l’été au bureau.

L’été au bureau, c’est l’arrivée des stagiaires vacances qui refleurissent chaque année dès la fin du joli mois de juin à l’accueil de MyCorp.
C’est le début des torticolis des techniciens informatique et maintenance qui ont soudainement fort à faire au niveau du standard. Le tout sous l’œil agacé et faussement compatissant de la gent féminine permanente du bureau, qui ne tardera pas à vouer la stagiaire aux gémonies dans une unanimité qui fera plaisir à voir tant elle est rare le reste de l’année.

L’été au bureau, c’est une période de calme où le téléphone se tait miraculeusement pendant presque un mois entier, comme si lui aussi avait besoin de se reposer un peu après toute une année de service.
C’est le moment où on se dit qu’on va pouvoir profiter de son temps pour faire du classement, du rangement, tout ce qu’on n’a jamais le temps de faire d’habitude.
Mais ce qu’on ne fera encore pas cette année, parce que l’été au bureau, les collègues sont en vacances et qu’il faut bien assurer leur poste en plus du nôtre, alors on n’a le temps de rien.
Surtout que la stagiaire, hein, elle ne se foule pas celle-là. Quand il s’agit de discuter et de faire la belle, là, il y a du monde, mais sinon…

Et voilà. Une belle unanimité. Je vous l’avais bien dit…

Mais où est passé le Petit Précis?

En vacances bien sûr !

Reprise des hostilités dès son retour.

Le Syndrome du Dimanche Soir.

Gao XINGJIAN "Angoisse" 2003.

Flash-back.
Vous avez dix ans.
Vous êtes dans la classe de CM1 de Mme Fildroit, institutrice de son état, dont les traits sont figés sous une épaisse couche de maquillage et qui aurait, dit-on, souri une fois en 1974 à la mort de Pompidou.
Vous êtes un élève moyen, qui ne se distingue pas parmi ses camarades mais qui ne démérite pas non plus suffisamment pour encourir les foudres de ladite Mme Fildroit.
Pourtant, tous les dimanche soir que Dieu fait, sous le regard impuissant, agacé, puis de nouveau impuissant de vos parents, vous êtes en proie à une angoisse indicible. Une angoisse qui étreint votre petit cœur, qui vous coupe le souffle, qui emplit votre personne entièrement.
L’Angoisse du Dimanche Soir. Une petite rentrée des classes hebdomadaire.

Fondu au noir.
Vous êtes adulte.
Responsable. Vous avez un métier, un conjoint, peut-être même des enfants, une vie bien remplie, des amis, des projets qui vous occupent le week-end.
Le dimanche soir, de retour chez vous, les petits enfin au lit, vous profitez de ce moment de calme avant le début de la semaine,  confortablement calé sur le canapé devant un dvd.
Vous faites comme si de rien n’était.
Pourtant elle est là, larvée. Elle se forme doucement au niveau de l’estomac, puis elle monte.
Elle est de retour.
Elle ne vous a jamais quitté.

L’Angoisse du Dimanche Soir.

Star Trek et la pendule du bureau.

L’avez-vous déjà remarqué ?
Le temps ne s’écoule jamais de façon linéaire. Particulièrement au bureau.

A l’approche des vacances, le temps ralentit, les minutes s’allongent et deviennent des heures, les jours des semaines entières.
Par contre, bizarrement, la deadline de dépôt du dossier trucmuche, elle, se rapproche à vitesse grand V.
– « Comment ça on est déjà le 24 ? Mais c’est pas possible, c’est pas possible, hier j’avais encore trois semaines. Aaaaargh. »

Il existe une explication rationnelle à ce terrible phénomène.

Nous sommes tous des professionnels qui travaillons de manière sérieuse, efficace et surtout régulière.
Notre perception du temps est complètement objective – des horloges suisses.
Ça ne peut donc pas venir de nous.

Non, la vérité, c’est que nous sommes victimes de distorsions de l’espace-temps. Nous avons à faire à des phénomènes quantiques mystérieux et retors.
Le continuum spatio-temporel a des ratés vicieux: une succession de trous noirs spécifiquement destinés à nous torturer.

Einstein l’avait vu. Le capitaine Kirk aussi.
CQFD.


Le Petit précis de guérilla d’entreprise, c’est quoi?

C'est la vie en entreprise, ses anecdotes, ses crises, ses chausse-trapes. Avec une pincée de fond pour lier le tout.

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