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Post de secours : la gestion des priorités.

Est-ce que vous vous reconnaissez dans un des symptômes suivants ?

–          J’ai plus de 20 mails non lus en attente.
–          Il n’y a pas assez d’heures dans une journée de travail.
–          Je n’arrête pas et malgré ça j’ai trois dossiers à des degrés divers de retard

Si vous avez répondu oui au moins deux fois, je dis : attention, ce post vous concerne.

Quelles solutions ?
–          1 : gagner au loto, quitter son job et partir vivre sur une île. Efficace mais aléatoire. Et puis on finirait par s’ennuyer.
–          Ou 2 : soigner sa gestion des priorités.

La question de fond est : savez-vous distinguer l’urgent de l’important ?

La majorité d’entre nous fait face tous les jours à deux plaies d’Egypte que la Bible a omis de mentionner :
–          L’accumulation des demandes urgentes.
–          Le raz-de-marée d’informations
Conséquence : sollicité en permanence, vous travaillez dans l’urgence, en négligeant de prioriser vos tâches. Tout ce qui est non urgent est repoussé. Problème : les dossiers importants sont dans ce cas.

Alors certes, vous n’êtes pas Moise, vous ne savez pas ouvrir la Mer Rouge pour noyer tous les fâcheux – ce qui serait tentant, avouez.
Mais rien n’est perdu : vous savez  faire un tableau. Ca s’appelle la Matrice de Eisenhower. Quatre cases, avec en légendes d’un côté Urgent / Non urgent, et au-dessus Important / Non important.
Ensuite on remplit les cases avec les tâches à classer dans :
–          Urgent et Important
–          Non urgent et Important
–          Urgent – non important
–          Non urgent – Non important

C’est tout simple et ça permet de visualiser ses priorités.
Et parce qu’un bon dessin vaut mieux qu’une longue explication, mention spéciale à celui-ci, beaucoup plus parlant et moins austère que ce qui se fait en la matière habituellement.


A vos tableaux !

La minute du Professeur Frèrejacques : le cycle de vie des produits ou l’alchimie corporate.

Bonjour à vous, amis curieux.
Aujourd’hui, la minute du Professeur Frèrejacques verse dans l’ésotérisme et vous concocte un élixir d’Immortalité pour entreprise, à base de cycle de vie des produits.
Mais de quoi parlez-vous, Professeur Frèrejacques ?

Question : quel est le point commun entre le produit que vous vendez, vous, moi, une petite fleur et les étoiles de la galaxie ?
Réponse : nous avons tous un cycle de vie, qui suit les même sempiternelles étapes :
–          Naissance
–          Développement / croissance
–          Maturité
–          Déclin / mort
Joyeux, isn’t it ?

Appliqué à soi même, on voit assez bien ce que ça donne. Appliquons maintenant ce cycle à ce  que vous avez à vendre.

Naissance / lancement, puis  développement: vous lancez un produit, ou vous entrez sur un nouveau marché. Au début, ce segment d’activité n’ atteint pas son seuil de rentabilité. Pendant cette phase, vous financez son développement avec d’autres produits qui sont eux, déjà rentables.

Maturité : le produit est rodé et rentable, c’est le moment où l’entreprise gagne le plus d’argent. Deux attitudes possibles : continuer tel que sans bouger, ou investir en parallèle dans un nouveau produit à développer  – qui va donc vous coûter de l’argent, comme vu ci-dessus.

Déclin : inévitablement, un jour, le produit sera concurrencé, dépassé, ou passé de mode. La courbe de rentabilité s’infléchira. Mieux vaut alors avoir profité de la période de maturité pour développer des activités relais, parce que sinon l’étape suivante c’est la mort.

Reste la question de la durée des phases – variable selon les domaines d’activités – mais la Loi est la même pour tous.
Je me résume : vous, moi, la petite fleur et les étoiles de la galaxie sommes mortels, le produit que vous vendez aussi ; mais l’entreprise, si elle sait se diversifier, pas forcément. Rassurant ou déprimant ?

Merci qui ? Merci Professeur Frèrejacques.

La minute du Professeur Frèrejacques : la procrastination, ou « on verra ça demain ».

Bonjour à vous, amis curieux.
Aujourd’hui, la minute du Professeur Frèrejacques vous explique pourquoi vous repoussez sans arrêt une tâche, toujours la même.
Vous êtes un procrastinateur.

Mais de quoi parlez-vous, Professeur Frèrejacques ?

Le procrastinateur remet toujours ce qu’il a à faire à plus tard.
Pas TOUT ce qu’il a à faire, juste une chose en particulier.
Regardez autour de vous, dans  votre bureau. Avez-vous un mail en attente de réponse depuis des temps immémoriaux ? Un  dossier en attente de traitement auquel vous évitez soigneusement de penser ? Un classement urgent qui n’en finit plus de ne pas être classé, sous le regard désapprobateur de votre entourage ??
Vous êtes un procrastinateur.

Mais attention !! Procrastinateur, oui, feignant non. Ni même de mauvaise volonté.
Car ne nous méprenons pas, le procrastinateur est un perfectionniste. Il est consciencieux. Quand il fait les choses, il les fait bien. Sinon, il préfère ne pas les faire.
Alors oui, par une logique implacable mais tordue, mieux vaut ne rien faire que de faire les choses à moitié. Ca ne se discute pas.

Et franchement, qui n’a jamais remis à plus tard une tâche pénible, frustrante, stressante, ou même simplement ennuyeuse ?
Halte donc à la stigmatisation de la procrastination.
Procrastinateurs de tous les pays, unissez-vous. Enfin… demain.

Merci qui ? Merci Professeur Frèrejacques.

L’open space, le desk sharing, et plus si affinités.

Oyez, oyez.

Braves gens, aujourd’hui, nous nous intéressons aux raffinements de l’agencement des espaces de bureau.
Le saviez-vous ? En France, une part toujours plus importante de salariés travaille en open space.

Pour les heureux élus qui ne le pratiquent pas, confortablement installés dans leurs bureaux, sachez que l’open space est l’équivalent en entreprise de la cour de récréation de notre enfance.
Tout le monde est disponible et la circulation se fait sans entraves. Mais le bruit est insupportable, les instits veillent au grain, et à la fin, il y a toujours quelqu’un qui pleure.

Mais il y a mieux.
Le comble du raffinement pour agencer l’espace ? Le desk sharing, bien sûr – en bon français : le partage de bureaux.

Le desk sharing, c’est quoi ? C’est le principe des chaises musicales appliqué à l’entreprise.
Le but : réduire et optimiser les surfaces de bureaux, en évitant d’avoir tous les salariés sur place, et de fait en incitant au télétravail.
Démonstration:
Appliqué à un service: prenez une équipe de 4 commerciaux – beaucoup de déplacements, peu de temps de présence au bureau. Comment optimiser l’espace? En leur mettant 3 postes de travail pour 4 personnes, tout simplement.
Et si les 4 sont là en même temps ? Le premier arrivé a une place pour s’installer- et le dernier, hé bien… se débrouille.
Appliqué à toute l’entreprise: vous devez réserver votre place sur le plateau – avec un nombre maximum de journées à passer sur place par semaine, et vos dossiers vous attendent dans votre casier à l’entrée.
Dans les deux cas, la photo des petits et la plante verte sur le bureau, vous oubliez. Plus impersonnel, tu meurs.

Est-ce au moins efficace ? La question reste en suspens pour le moment.

Bilan : entre la cour de récréation et le jeu des chaises musicales… Heureusement, nous sommes tous de grands enfants.

La stratégie de l’océan bleu : changer de point de vue pour mieux repartir.

Marché, positionnement, cible…  Nous naviguons à longueur d’année parmi ces notions. Mais avez-vous vraiment pris le temps d’y réfléchir ?
Aujourd’hui : post sur la stratégie d’entreprise. Vous verrez, ça ne fait pas mal.

Avez-vous entendu parler de La Stratégie de l’océan bleu, par W.Chan KIM et Renée Mauborgne ?
Sans doute que oui. Si toutefois vous aviez manqué ce chapitre, voilà pourquoi cette théorie mérite votre attention.

Je vous l’accorde, ce n’est pas pour la finesse de l’image.
En abrégé : la plupart des entreprises se livrent à une concurrence féroce sur leur marché – compétition sur les prix, etc… C’est saignant, nous sommes dans une logique de combat et de survie sur un marché donné, c’est l’océan rouge.
D’où l’intérêt de quitter l’océan rouge pour partir sur un nouvel espace de marché, vierge de toute concurrence : c’est l’océan bleu.
Océan rouge – océan bleu : merci pour la belle image. C’est parlant, c’est pragmatique. On n’est pas là pour faire de la poésie.

Pourquoi c’est intéressant ?
Parce que ça va au-delà de la traditionnelle théorie de l’avantage concurrentiel –  de Porter, pour ceux que ça intéresse.  Ca dépasse aussi le simple « innover pour se différencier ».
La théorie de l’océan bleu, c’est décaler son angle de vue,  abandonner une partie de ce qu’on fait pour aller défricher dans ce qu’on ne fait pas, détruire un peu pour mieux avancer.

C’est le point fondamental de cette idée : ouvrir les écoutilles pour trouver non pas comment faire mieux ce qu’on fait déjà, mais comment faire autrement pour créer un nouvel espace.
Je m’explique :
Un des exemples emblématiques d’une stratégie océan bleu gagnante : la console Wii de Nintendo.
Nintendo a été détrôné sur le segment de marché de la console de jeu puissante, hyper-technique et très chère par ses concurrents, Playstation Sony et autres X-box Microsoft.
La cible de ce marché très saturé : le gamer masculin, 15-35 ans.
Qu’a fait Nintendo ?
Ne pouvant pas investir pour rivaliser sur cette cible, la firme a décalé son point de vue. Qui ne joue pas à la console ? Comment faire jouer les gens qui ne jouent pas ?
Réponse : on abandonne la haute technologie, la puissance, les manettes traditionnelles et on travaille sur d’autres aspects – convivialité, partage,  facilité de jeu.
Et hop, on crée un objet qui fait naître une nouvelle pratique du jeu vidéo. La Wii, objet non identifié sur le marché des consoles de jeu, a ouvert à Nintendo un  gigantesque océan bleu, vierge de toute concurrence.

En bref : ne vous limitez pas. Ne vous limitez pas, ni dans votre marché, ni dans votre clientèle, ni dans ce que sait faire votre entreprise.
Et à vous le Grand bleu.

La communication de crise, gérer le cauchemar :

Chers amis insouciants, nous abordons aujourd’hui un sujet qui ne vous préoccupe peut-être pas, mais qui pend comme une épée de Damoclès au-dessus de chacun d’entre nous.

Comment gérer l’effondrement de l’image de votre entreprise ?
Introducing : le communicant de crise, drame en trois actes.

Acte I. Le ciel vous tombe sur la tête.
Imaginez. Vous êtes là, comme frappé par la foudre. Vos collaborateurs vous regardent d’un air hagard. Il a fallu que ce soit sur votre boite que ça tombe.
Ca ?
Rappels de produits, problèmes sociaux, soupçons de malversation, pollution accidentelle, problèmes sanitaires, accueil désastreux du public…
Faites votre choix.
Un problème en interne, ça peut être grave, mais vous savez gérez.  Sauf que là, ça fait la première page.  L’entreprise est citée, les clients appellent, s’affolent. Ca devient une crise.

Acte II. Que faire ?
Deux solutions :
Appliquer la politique de l’autruche – simple à mettre en œuvre mais d’une efficacité plutôt limitée.
Ou : lancer une communication de crise.
Ce qui ne s’improvise pas. Donc, en amont, on se prépare. On commence par faire un état des risques lié à son activité, par exemple.
Ensuite, quand la crise est là, on réagit vite et on communique. Sauf à choisir l’option de l’autruche, mieux vaut être à la source de l’information que de laisser se dire tout et n’importe quoi.
Surtout, on se met en ordre de bataille et on suit les règles d’or de la communication de crise :
Cibler sa communication. La priorité, c’est le client. Ensuite les autres cibles, selon les cas : les collaborateurs, les institutions, les fournisseurs, un réseau de distribution …
Rassembler les troupes pour parler d’une seule voix.
Jouer la trans-pa-rence. Si l’entreprise est responsable, inutile de chercher à le camoufler, ce sera encore pire. Sinon, tant mieux, ce sera plus facile.

Quoi qu’il en soit, on ne reste pas amorphe, on respire un bon coup, et on y va.

Acte III. Epilogue.
Le problème finit par se régler. La tension retombe et l’attention se détourne. Si la réaction de l’entreprise et sa communication ont été à la hauteur, on garde l’image d’une société responsable qui a fait face à une difficulté.
Ne reste plus qu’à tirer la morale de l’histoire.
« Le Corbeau, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus. »

Le rideau se baisse. Fin du drame.

La minute du Professeur Frèrejacques : le sens caché du travail.

Bonjour à vous, amis curieux.
Aujourd’hui, la minute du Professeur Frèrejacques vous aide à décrypter le sens caché derrière l’apparente banalité de l’occupation principale de vos jours : le travail.
Mais de quoi parlez-vous, Professeur Frèrejacques ?

Le travail, chers amis, est un nom commun qui dérive du latin tripalium.
Or, détail amusant, tripalium désigne un  instrument de torture.  Voilà une étymologie fort évocatrice s’il en est.
Sous cet éclairage, d’autres expressions en viennent à prendre un certain relief à leur tour: « bourreau de travail », par exemple. Ou le fait qu’on parle aussi de travail pour un accouchement.

Vous pensiez chercher – ou avoir trouvé –  l’épanouissement dans le travail ?
Vous voilà ouvertement désignés comme les plus invétérés masochistes d’entre nous.
Sur  cette note positive, je vous laisse retourner à vos tâches.
Merci qui ? Merci Professeur Frèrejacques.


Le Petit précis de guérilla d’entreprise, c’est quoi?

C'est la vie en entreprise, ses anecdotes, ses crises, ses chausse-trapes. Avec une pincée de fond pour lier le tout.

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