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Vive le vent…

C’est bientôt Noël.
Le sapin trône dans le salon. C’est l’hystérie dans les magasins.

Au bureau, le service com’ s’arrache les cheveux avec les listings de vœux qui ne sont jamais à jour.
Les RH, elles, affrontent le dilemme annuel du cadeau aux salariés.

Côté cadeaux, deux camps s’affrontent tous les ans.

D’un côté, les tenants du chèque-cadeau.
Le chèque-cadeau est pratique. Le chèque-cadeau est facile. Le chèque-cadeau fait taire les éternels insatisfaits, ceux qui ne se privent jamais de faire une remarque acide au collègue qui s’est usé à trouver une idée de cadeau « fédératrice ».
Par contre, il faut bien le dire, le chèque-cadeau n’a aucun charme.

De l’autre côté, les traditionalistes: les tenants du vrai cadeau, du plaisir d’offrir.
Mission périlleuse s’il en est de trouver un cadeau qui puisse faire plaisir à la majorité – je dis bien la majorité, car l’unanimité n’existe pas en la matière.
Deux extrêmes :
– la première option, désastreuse : le recyclage d’objet publicitaires non écoulés. Ou comment refourguer ses vieilleries aux salariés sans débourser un kopek. Très « esprit de Noël ».
– la seconde option, majoritaire : le panier garni. Globalement, à défaut d’originalité on est sûr qu’au mois tout le monde mange.

Quelle solution retenir, alors?
Je n’en ai aucune idée.

Les Chroniques d’un Eté au Bureau.

C’est l’été.

L’été divise l’Humanité en deux camps bien distincts : ceux qui partent hors des vacances scolaires et ceux qui ont des enfants.
Pendant que cette dernière catégorie se presse sur la route des vacances, les premiers, eux, vivent une période hors du temps : l’été au bureau.

L’été au bureau, c’est l’arrivée des stagiaires vacances qui refleurissent chaque année dès la fin du joli mois de juin à l’accueil de MyCorp.
C’est le début des torticolis des techniciens informatique et maintenance qui ont soudainement fort à faire au niveau du standard. Le tout sous l’œil agacé et faussement compatissant de la gent féminine permanente du bureau, qui ne tardera pas à vouer la stagiaire aux gémonies dans une unanimité qui fera plaisir à voir tant elle est rare le reste de l’année.

L’été au bureau, c’est une période de calme où le téléphone se tait miraculeusement pendant presque un mois entier, comme si lui aussi avait besoin de se reposer un peu après toute une année de service.
C’est le moment où on se dit qu’on va pouvoir profiter de son temps pour faire du classement, du rangement, tout ce qu’on n’a jamais le temps de faire d’habitude.
Mais ce qu’on ne fera encore pas cette année, parce que l’été au bureau, les collègues sont en vacances et qu’il faut bien assurer leur poste en plus du nôtre, alors on n’a le temps de rien.
Surtout que la stagiaire, hein, elle ne se foule pas celle-là. Quand il s’agit de discuter et de faire la belle, là, il y a du monde, mais sinon…

Et voilà. Une belle unanimité. Je vous l’avais bien dit…

Les entretiens annuels, round 1 : les évalués.

Ah, les entretiens annuels d’évaluation!
Un temps fort de l’année pour les managers et les managés.

C’est un théâtre, qui a son décor, sa scène, ses rôles-titres.
Et dans les rôles-titres, j’appelle  – à tout seigneur, tout honneur –  les évalués.
Florilège.

Le béni oui-oui.
Tout va bien, tout est merveilleux.
Le béni oui-oui adore son travail, ses collègues, son entreprise, son patron.
C’est un homme comblé. Un homme comblé qui n’a rien à dire.
Avec un grand sourire un peu fixe, il vous regarde intensément, une vague lueur d’angoisse dans l’œil. Surtout, surtout, ne rien dire de négatif.
Le béni oui-oui est la preuve vivante que même bien préparé, un entretien peut tomber à plat.
Next.

Le récalcitrant
Pas content, mais alors pas content du tout. Ce gars-là a déjà de la bouteille dans la maison, et ce genre d’exercice, très peu pour lui. C’est une perte de temps. S’il a quelque chose à dire, il peut bien le dire n’importe quand. Entretien annuel… encore un truc à la con.
Next.

Le délateur.
Le délateur glisse rapidement sur son propre cas. Ce qui l’intéresse, lui, c’est plutôt de faire le point sur le fonctionnement de l’entreprise. Sur le fonctionnement de ses collègues pour être précis.
De toute façon quand on voit ce qu’on voit…
Next.

L’aigri.
L’aigreur de l’aigri suppure par tous les pores de sa peau.
Il entame l’entretien directement dans le vif du sujet : « Je- veux-une-aug-men-ta-tion. »
Pourquoi pas, me direz-vous, c’est le moment de la demander.
Là où ça devient intéressant, c’est le pourquoi de la chose. Verbatim :
– Parce que la boîte a recruté
– Parce que la boîte a investi
– Parce que Untel a été augmenté
« Alors de l’argent, il y en a, vous n’allez pas me faire croire que vous n’avez pas de quoi aller à la rallonge pour moi. »
D’expérience, on ne discute pas avec l’aigri :
« Nous avons renforcé l’équipe commerciale, M. Dugenou, ce qui signifie que nous avons besoin d’accentuer nos efforts sur le marché. Cela est sans rapport avec votre service ou votre évaluation »
« Nous avons investi, M. Dugenou, ce qui signifie que nous avons alourdi nos charges, pas que nous sommes plus riches. Cela est sans rapport avec votre évaluation. »
« Mais enfin, M. Dugenou, M. Untel a pris un poste à responsabilité auquel vous n’avez pas souhaité postuler ! »
Non. Inutile.
On ne discute pas avec Dugenou, parce que Dugenou ne veut pas discuter.
Dugenou est un bloc de rancœur. Contre son manager, son entreprise, son boulanger, ses parents, tout le monde… Dugenou n’aime personne, le monde entier s’est ligué contre lui.
Alors, hein, vos conneries…


Le Petit précis de guérilla d’entreprise, c’est quoi?

C'est la vie en entreprise, ses anecdotes, ses crises, ses chausse-trapes. Avec une pincée de fond pour lier le tout.

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