Posts Tagged 'marché'

La minute du Professeur Frèrejacques : le cycle de vie des produits ou l’alchimie corporate.

Bonjour à vous, amis curieux.
Aujourd’hui, la minute du Professeur Frèrejacques verse dans l’ésotérisme et vous concocte un élixir d’Immortalité pour entreprise, à base de cycle de vie des produits.
Mais de quoi parlez-vous, Professeur Frèrejacques ?

Question : quel est le point commun entre le produit que vous vendez, vous, moi, une petite fleur et les étoiles de la galaxie ?
Réponse : nous avons tous un cycle de vie, qui suit les même sempiternelles étapes :
–          Naissance
–          Développement / croissance
–          Maturité
–          Déclin / mort
Joyeux, isn’t it ?

Appliqué à soi même, on voit assez bien ce que ça donne. Appliquons maintenant ce cycle à ce  que vous avez à vendre.

Naissance / lancement, puis  développement: vous lancez un produit, ou vous entrez sur un nouveau marché. Au début, ce segment d’activité n’ atteint pas son seuil de rentabilité. Pendant cette phase, vous financez son développement avec d’autres produits qui sont eux, déjà rentables.

Maturité : le produit est rodé et rentable, c’est le moment où l’entreprise gagne le plus d’argent. Deux attitudes possibles : continuer tel que sans bouger, ou investir en parallèle dans un nouveau produit à développer  – qui va donc vous coûter de l’argent, comme vu ci-dessus.

Déclin : inévitablement, un jour, le produit sera concurrencé, dépassé, ou passé de mode. La courbe de rentabilité s’infléchira. Mieux vaut alors avoir profité de la période de maturité pour développer des activités relais, parce que sinon l’étape suivante c’est la mort.

Reste la question de la durée des phases – variable selon les domaines d’activités – mais la Loi est la même pour tous.
Je me résume : vous, moi, la petite fleur et les étoiles de la galaxie sommes mortels, le produit que vous vendez aussi ; mais l’entreprise, si elle sait se diversifier, pas forcément. Rassurant ou déprimant ?

Merci qui ? Merci Professeur Frèrejacques.

La stratégie de l’océan bleu : changer de point de vue pour mieux repartir.

Marché, positionnement, cible…  Nous naviguons à longueur d’année parmi ces notions. Mais avez-vous vraiment pris le temps d’y réfléchir ?
Aujourd’hui : post sur la stratégie d’entreprise. Vous verrez, ça ne fait pas mal.

Avez-vous entendu parler de La Stratégie de l’océan bleu, par W.Chan KIM et Renée Mauborgne ?
Sans doute que oui. Si toutefois vous aviez manqué ce chapitre, voilà pourquoi cette théorie mérite votre attention.

Je vous l’accorde, ce n’est pas pour la finesse de l’image.
En abrégé : la plupart des entreprises se livrent à une concurrence féroce sur leur marché – compétition sur les prix, etc… C’est saignant, nous sommes dans une logique de combat et de survie sur un marché donné, c’est l’océan rouge.
D’où l’intérêt de quitter l’océan rouge pour partir sur un nouvel espace de marché, vierge de toute concurrence : c’est l’océan bleu.
Océan rouge – océan bleu : merci pour la belle image. C’est parlant, c’est pragmatique. On n’est pas là pour faire de la poésie.

Pourquoi c’est intéressant ?
Parce que ça va au-delà de la traditionnelle théorie de l’avantage concurrentiel –  de Porter, pour ceux que ça intéresse.  Ca dépasse aussi le simple « innover pour se différencier ».
La théorie de l’océan bleu, c’est décaler son angle de vue,  abandonner une partie de ce qu’on fait pour aller défricher dans ce qu’on ne fait pas, détruire un peu pour mieux avancer.

C’est le point fondamental de cette idée : ouvrir les écoutilles pour trouver non pas comment faire mieux ce qu’on fait déjà, mais comment faire autrement pour créer un nouvel espace.
Je m’explique :
Un des exemples emblématiques d’une stratégie océan bleu gagnante : la console Wii de Nintendo.
Nintendo a été détrôné sur le segment de marché de la console de jeu puissante, hyper-technique et très chère par ses concurrents, Playstation Sony et autres X-box Microsoft.
La cible de ce marché très saturé : le gamer masculin, 15-35 ans.
Qu’a fait Nintendo ?
Ne pouvant pas investir pour rivaliser sur cette cible, la firme a décalé son point de vue. Qui ne joue pas à la console ? Comment faire jouer les gens qui ne jouent pas ?
Réponse : on abandonne la haute technologie, la puissance, les manettes traditionnelles et on travaille sur d’autres aspects – convivialité, partage,  facilité de jeu.
Et hop, on crée un objet qui fait naître une nouvelle pratique du jeu vidéo. La Wii, objet non identifié sur le marché des consoles de jeu, a ouvert à Nintendo un  gigantesque océan bleu, vierge de toute concurrence.

En bref : ne vous limitez pas. Ne vous limitez pas, ni dans votre marché, ni dans votre clientèle, ni dans ce que sait faire votre entreprise.
Et à vous le Grand bleu.


Le Petit précis de guérilla d’entreprise, c’est quoi?

C'est la vie en entreprise, ses anecdotes, ses crises, ses chausse-trapes. Avec une pincée de fond pour lier le tout.

Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire à ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par mail.

Rejoignez 11 autres abonnés

Archives


%d blogueurs aiment cette page :